La Constitution Publiée au JO n’est pas une Version Érronée, mais plutôt Falsifiée.

La Constitution Publiée au JO n’est pas une Version Érronée, mais plutôt Falsifiée.

Qui a osé trahir le Président Alpha Condé pour sa « Constitution-troisième mandat »?

N’dhé (Qui ?) ? N’nakhè n’dhé ? (Je dis qui ?)

Après avoir sacrifié TOUT pour la tenue du référendum et l’obtention d’une nouvelle constitution, le Kôrô National n’a pas été sauvé par les acrobaties de ses juristes chevronnés.

Cette histoire de falsification de la Constitution guinéenne est vraiment inédite.

Du jamais vu, jamais entendu, nulle part ailleurs.

Ce qui est grave dans tout ça, la Chancellerie met une éternité pour faire la lumière sur ce coup d’État Constitutionnel.

Comme si elle ne savait rien à propos.

Pourtant, il ne s’agit pas d’une erreur, mais plutôt d’une faute lourde, d’une forfaiture, d’une haute trahison.

Le Ministère de la justice doit-il chercher seulement les fautifs ?

Disons un gros NON !

Le plus important dans toute cette histoire, c’est de trouver une solution, car nous sommes face à un gros problème relatif au devenir, mais aussi et surtout au présent de notre pays.

Mais comme on le dit, chaque mal a son remède.

Pour résoudre ce problème, il faut se dire la vérité, on doit chercher à sauver la Guinée.

Éviter donc de sauver un troisième mandat pour « Kôrô-Mikhi » au détriment de la Guinée serait salvateur pour tous.

Pour aider le Ministère de la justice à trouver le ou les fautifs avec notre loupe, n’hésitons pas à indexer la Cour Constitutionnelle.

Cette institution est la principale responsable de cette falsification, car il était et il est encore de son droit de veiller à tout le processus du référendum passé. Hélas ! Elle n’a pas pleinement joué le rôle qui lui est assigné.

En tout cas, aux termes de l’article 51 alinéa 5 de la Constitution de 2010 <<La Cour Constitutionnelle veille à la régularité des opérations de référendum.>>

Sous d’autres cieux, tous les membres de la Cour Constitutionnelle auraient démissionné par respect pour le peuple.

Il faudrait aussi signaler que le projet de Constitution qui a été validé par la Cour Constitutionnelle n’est malheureusement pas celui qui a été soumis au référendum.

Donc, c’est la Constitution publiée au journal officiel qui a été soumise au référendum, sans passer devant la Cour Constitutionnelle. D’où le putsch constitutionnel.

A ce stade, notons que la Constitution publiée au journal officiel est d’une illégitimité notoire.

Aussi, faudrait-il rappeler qu’il ne serait plus possible de reprendre le référendum avant la fin du deuxième et dernier mandat de Kôrô?

Le vieux a été trompé.

Ils ont trop approfondi le trou tendu comme piège au peuple. Malheureusement pour eux, ils s’y sont retrouvés dedans en un claquement de doigts.

Certains esprits futés, voudraient entrevoir de faire appel à l’article 5 du code civil afin de procéder à la rectification de l’erreur matérielle.

Cet article dispose de façon, on ne peut plus, Claire : <<Les erreurs matérielles qui se trouvent dans le Journal Officiel de la République peuvent être rectifiées sous forme d’errata qui seront eux-mêmes publiés.>>

Pour leur répondre, c’est simple.

Une erreur est différente d’une faute. La première est involontaire, la seconde est faite à dessein. La Constitution publiée au JO n’est pas une version erronée, mais plutôt falsifiée

A ce stade, il faut sauver la Guinée !

À défaut de démissionner, les membres de la Cour Constitutionnelle doivent avoir le courage de caviarder la fausse Constitution de 2020.

Amadou B.

La Plume

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