LES PRINCIPALES FRAUDES ÉLECTORALES POSSIBLES LORS D’UNE ÉLECTION : 1ère partie 

LES PRINCIPALES FRAUDES ÉLECTORALES POSSIBLES LORS D’UNE ÉLECTION : 1ère partie 

LES PRINCIPALES FRAUDES ÉLECTORALES POSSIBLES LORS D’UNE ÉLECTION

1ère partie 

Gage de paix et de stabilité, la fiabilité du processus électoral doit interpeller l’Etat et tous les acteurs politiques.

Force est de constater, malheureusement, que de plus en plus de fraudes portent atteinte à la sincérité et à la fiabilité des scrutins électoraux en Guinée.

Dans la suite de ce papier, nous allons passer en revue les cas de fraude les plus fréquemment rencontrées, l’objectif étant, pour chaque parti prenant part aux élections, de se doter de moyens et techniques pour les déjouer

1/ Une commission électorale qui n’est pas à la hauteur des enjeux

Elle est censée être un organisme public indépendant garantissant la neutralité et l’impartialité dans l’organisation des élections.
Malheureusement notre CENI a montré ses limites et il n’est nullement nécessaire, dans ce papier, de revenir sur ses dysfonctionnements et les nombreuses crises qu’elle n’a cessé de pondre depuis 10 ans

2/ L’enrôlement et/ou la révision électorale

Une des étapes les plus importances du processus électoral, l’enrôlement des citoyens a souvent été le théâtre de fraudes en tous genre : inscriptions multiples, inscriptions des mineurs, inscriptions des étrangers (cas fréquent dans les zones frontalières)

3/ La répartition des bureaux de vote sur le territoire électoral

Dans le code électoral, il existe des dispositions pour calculer le nombre d’électeurs par bureau de vote et la distance moyenne entre chaque bureau de vote et les électeurs inscrits.

A titre d’exemple, l’article 69 dispose :
Il est créé un bureau de vote pour 600 électeurs au maximum.

L’augmentation du nombre de bureaux de vote dans une zone favorable à un candidat permet à ce dernier de maximiser ses chances d’avoir plus de votants par dérogation, par procuration et surtout une possibilité de bourrer des urnes en plus grand nombre.

4/ Le système de bureau de votes fictifs et/ou parallèles

Les bureaux de vote sont censés être numérotés et chaque électeur est rattaché à un bureau de vote. L’informatisation de cette info faisait partie des recommandations de la commission d’audit de 2018 mais je doute fort que la CENI l’ait suivie.

Elle aurait eu pour mérite de connaître la réparation des électeurs par bureaux de vote et ainsi détecter des cas de votes multiples.
La création des bureaux de votes fictifs ou parallèles portant les numéros que ceux officiels est ne technique savamment rodée pour frauder
Ainsi on peut aisément laisser les électeurs voter dans leur bureau de vote « officiel », mais parallèlement on procède au remplissage d’autres procès-verbaux ayant les mêmes numéros que le bureau de vote que l’on veut substituer.

Lors de la centralisation, les procès-verbaux des bureaux fictifs et/ou parallèles sont utilisés en lieu et place des bureaux de vote légaux.

Cette tricherie fonctionne à condition :
D’avoir des procès-verbaux identiques à ceux utilisés par l’organisme qui gère les élections ;
D’arriver à faire accepter ces procès-verbaux par la commission en charge de la totalisation.

La meilleure façon de faire échouer une telle fraude reste le déploiement d’assesseurs instruits, courageux et motivés et en nombre suffisant lors de la totalisation. Car, même si les fraudeurs ont des duplicatas remplis, ils ne peuvent servir que s’ils sont utilisés au moment de la totalisation.

5/ L’encre indélébile

Pour empêcher le vote double/multiple, il doit être appliqué
sur le pouce de l’électeur ayant déjà voté une encre indélébile visible, dont les traces ne s’effacent pas pendant 48 heures.
Malheureusement pour frauder,certains n’hésitent pas à perturber la composition de l’encre en réduisant sa teneur de sorte qu’elle puisse s’effacer après lavage.

Pour faire échouer cette tricherie il faut :

Veiller à l’arrivée de certains matériels électoraux, comme l’encre et les bulletins de vote que dans les derniers jours qui précèdent une élection.

Exiger ,en plus de la signature par l’électeur sur la fiche d’émargement, l’apposition du cachet du bureau de vote sur la carte de chaque électeur après le vote.

Veiller à ce que l’observateur sur place puisse tester,le jour du vote, la qualité de l’encre en y plongeant son pouce et en tentant au bout d’une heure de le laver pour voir si elle tient toujours.

TO BE CONTINUED…

Par Kerfalla CISSÉ

La Plume

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