L’État assassine, des bavures de l’Etat représentées par…ALPHA CONDÉ : Coup de gueule d’un citoyen guinéen

Paix à l’âme de toutes les victimes ! Shoot, shoot, le rythme suit sa route. Plus de doutes le posse Assassin fait partie des gens qu’on écoute. Qui sont les criminels ? Qui sont ceux qu’on enferme ?

À l’école on nous impose des modèles. Mais la vie, me révèle Le côté réel des bandits qui nous gouvernent. Pas un mot sur les crimes quand l’État assassine. On t’opprime, si ça ne va pas on te supprime.

Ma GUINEE voilà comment la police s’exprime, Personne d’entre nous ne veut finir comme Diakariaou et tant d’autres. La police est comme un gang. Les minorités se lèvent, notre sang vient de la même sève. C’est pour ça qu’il n’y a jamais de trêve. Je ne vote pas, la politique institutionnelle ne m’intéresse pas, mais ne supprime pas mon droit. Je rappe pour les bas-fonds, pas pour les bouffons.

Notre âme n’est pas à vendre mais pour le tien j’ai du plomb. La justice juge sur des critères bien définis 80% des prisonniers sont ouvriers, chômeurs ou prisonniers politiques. Dites-moi simplement dans l’histoire. Le nombre d’hommes politiques déjà condamnés ? Comme Camarades Sanoh, Ibrahima, Koundouno, Bill de Sam, Eli kamano etc… Sont tombés sous les balles. Les porcs qui ont tiré sont bien au chaud. Et nous, on nous reproche de semer la panique. Atteinte à la sûreté de l’État quand Bantama’ s’excite. La jeunesse n’a pas besoin d’Assassins pour voir que l’État nous nique. Et toutes ces conneries me donnent envie de shooter un ministre. Pendant que jour après jour l’État assassine. Vous voulez qu’on respecte votre État policier. Vous nous dites que tous les flics ne sont pas mauvais. Que si la police n’était pas là ce serait pire encore. Que la société a besoin de vous sans compter ses morts. Mais c’est fini, le peuple se réveille et nous demandons des comptes.

Le pouvoir judiciaire doit prendre au sérieux ce que l’on raconte .Car, lourde est l’ambiance quand la bavure frappe. La police et l’armée sont des gangs organisés donc je prends mes marques.

Un exemple leur comportement du 04/11/2019. Ils frappent les jeunes, les vieux, les enfants afin que l’ordre règne. Nous ne sommes pas au premier chapitre des enculeries Politiques, financières, policières.

Le business des affaires est prospère. Quand il se règle dans les couloirs des ministères Et pendant qu’Assassin est censuré quand il s’exprime. Le gouvernement est à la tête d’un État qui assassine. Heah money je parle des bavures policières. Oui mon frère quand dans un éclair tout s’arrête. Quand tu prends un bastos en pleine tête Par les responsables du maintien de l’ordre public, ou de l’ordre politique ? Du délire d’un flic ou l’erreur est humaine ? Alors moi aussi, dites-moi, je dégaine ? Le crime, est-ce un produit du système ? La haine appelle la haine. Si ton esprit se referme Le doigt sur la gâchette, mon front transpire. Mon cœur bat plus vite, mes pulsations s’excitent. Le sang coule dans mes yeux mais je mérite mieux. Pourquoi le shooter lui et pas un autre ? Si je shoote ce keuf, je devrais shooter les autres. Mais ce sont des hommes. Ça y est ma tête explose.

Toutes les valeurs s’entrechoquent. Car la question que je me pose est Doit-on répondre de la même manière aux violences policières ? Mais je ne changerais pas le cours de l’histoire si je shoote un commissaire.

S’il a buté mon frère, ça pourrait me satisfaire. Mais  entre quatre murs, il ne me restera que la prière. Oh shit ! Ma personne s’excite. Et mes doigts  sont moites tremblent et s’agitent. Les secondes paraissent des heures. Et l’odeur de l’acier dans ma main a un goût de rancœur. Tant pis je shoote, tant pis je shoote. Je n’en ai plus rien à foutre, dans ma tête il n’y a plus de doute. Réveille-toi…

Paix à l’âme toutes les victimes de Condé

Un texte de Kalil Diallo Diallo citoyen guinéen

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